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Tous acteurs d'Agoa

Pêcheurs ou plaisanciers, sportifs, scientifiques ou whale-watchers… chaque usager de la mer peut être amené à vivre une rencontre avec des baleines ou des dauphins.

Quelques précautions évitent leur dérangement et font de nous des protecteurs engagés des mammifères marins.

La vie des cétacés est ponctuée de phases d'activité tout au long de la journée : sommeil, chasse, reproduction, socialisation, déplacements. En s’approchant trop près, trop vite ou trop nombreux, nos embarcations les perturbent et peuvent induire des effets nocifs à long terme (désocialisation, chasse moins efficace, sommeil perturbé, etc.). Les activités recherchant ces rencontres, l’observation des cétacés en mer notamment, font donc l'objet de toute l'attention du sanctuaire Agoa pour assurer le respect de populations de cétacés exploités et, de fait, l’avenir de l’économie du whale-watching.

Whale watching

L’observation des cétacés en mer est une activité très répandue dans le monde et encore en croissance forte dans les Antilles françaises. Elle n'est pas sans nuisances : les bateaux professionnels ou privés en quête d’animaux sont de plus en plus nombreux et les perturbations peuvent êtres importantes.
Mais si son développement est encadré par les bonnes pratiques d’un écotourisme responsable, c’est un moyen de sensibiliser un large public sans générer une pression trop forte sur les mammifères marins. 

Observer sans déranger

Pour une observation respectueuse des animaux

Des recommandations concernant l'activité d'observation sont préconisées au niveau mondial par des organismes internationaux ou régionaux comme le CAR-SPAW.Au sein d’Agoa, on peut retenir quatre grands principes, complétés par la règlementation : 

  • Si plusieurs bateaux sont présents sur zone : ne pas encercler les animaux ; se positionner tous du même coté et ne jamais diviser un groupe ; ne pas s’insérer entre les cétacés et les bateaux déjà en observation. 
  • Eviter tout changement brusque de régime moteur, de vitesse ou de direction.
  • Limiter le temps de présence dans la zone de prudence à 30 minutes.
  • Ne pas se baigner, ne pas toucher ni nourrir les cétacés.

En suivant ces recommandations simples, j’observe les cétacés sans les déranger. 

La règlementation dans les Antilles françaises

L’arrêté préfectoral 2013-065-0007 art. 3 indique que :

  • L’approche d’un animal au repos ou en phase de saut est interdite.
  • Approcher les animaux par le trois-quarts arrière, la trajectoire devenant progressivement parallèle à la route des animaux sans jamais les dépasser.
  • Rester manœuvrant à moins de 5 nœuds lors de l’entrée, de la sortie et au sein de la zone de prudence (300 m autour du groupe).
  • Mettre le moteur au point mort si les animaux approchent du bateau.
  • Interrompre l’observation pour tout individu manifestant des signes de nervosité

LE NON RESPECT DE CES REGLES PERTURBE LES ANIMAUX. IL PEUT ETRE SANCTIONNE.

Vers une généralisation des bonnes pratiques

Depuis plusieurs années, différentes initiatives ont déjà été prises par des acteurs locaux, associatifs ou institutionnels, pour améliorer les pratiques d’approche des cétacés dans les Antilles françaises dans le cadre d’une activité commerciale :

Ces initiatives constituent une base de réflexion que le Conseil de gestion d’Agoa, avec sa commission « observation commerciale des cétacés et encadrement », élargit à l’ensemble des îles du sanctuaire.
Objectif : la définition et la mise en œuvre de dispositifs de gestion de cette activité. 
Là encore, l’acquisition de connaissances est la première étape : En 2015 Agoa a coordonné l'étude de caractérisation de l'activité d'observation commerciale des cétacés. 

Consultez le rapport

Bibliographie et documents de référence